Syndrome de l'imposteur : Comment s'en libérer ?

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Sentiment d’imposture, cercle de dévalorisation en sous estimant ses capacités, pour ce premier article, j’ai choisi un sujet qui me parle beaucoup et touche pas mal de personne : le syndrome ou complexe de l’imposteur

Vous est-il déjà arrivé de ne pas vous sentir légitime à occuper une place, un poste; que votre candidature ait été choisie alors que, selon vous, vos compétences et expériences ne sont pas à la hauteur des tâches à réaliser ?

Vous souhaitez vous impliquer dans quelque chose qui vous passionne, mais cela vous semble impossible et inaccessible parce que vous ne vous sentez pas capable et/ou crédible à endosser ce rôle.  

Si vous vous reconnaissez dans ces cas, cet article est surement fait pour vous.

Nous allons voir ce qu’est le syndrome de l’imposteur, pourquoi certain·e·s tombent dans ses travers et creuser sur quelques pistes pour atténuer son effet.

Le syndrome de l’imposteur, c’est quoi ?

Sujet étudié par deux psychologues clinique, Pauline Clance & Suzanne Imes (1978), le syndrome de l’imposteur est un phénomène qui va pousser certaines personnes à remettre en question leurs capacités en ne se sentant pas à la hauteur. 

Elles vont se trouver illégitimes car non expert·e dans un sujet et se mettre en retrait face à ceux qui le sont selon elles. 

Ces personnes, qui vont pourtant être très qualifiées dans différents domaines, vont ressentir le besoin de faire plus pour se sentir digne et légitime (avoir un diplôme supplémentaire, des formations en plus, plus d’expérience pour postuler à un job, etc).

Malgré des signes extérieurs de succès, l’individu va difficilement accepter les compliments, être incapable de s’octroyer le mérite de ses propres réussites, de ses accomplissement personnels. Il va préférer attribuer ses succès à la chance ou autres circonstances extérieures. 

Ce phénomène va déclencher une peur de l’échec, ce qui permettrait aux autres de découvrir que nous sommes bien une imposture, qu’on n’était bien incompétent.

Le cycle de l'imposteur selon Clance (1985)

Cette peur de l’échec peut être intégré depuis l’enfance, où l’on a pu être critiqué, pas assez valorisé. Nous avons pu recevoir des compliments mais accompagnés de jugement de type « tu aurais pu faire mieux ». En grandissant, cela peut mener à une incapacité à se valoriser personnellement et entrer dans ce cercle infernal.

Ce complexe se joue dans différents domaines : dans le milieu professionnel, familial, à travers nos caractéristiques psychologiques, nos activités sportives et de loisirs. Il va aussi être ressenti de manières différentes selon sa place dans la société. Ce syndrome est beaucoup plus répandu chez les femmes, également les personnes racisées à cause, entre autres, d’un manque de confiance et de modèles autour de ses personnes. (Un article de Slate sur le sujet : Le syndrome de l’imposteur touche les femmes, et plus encore celles racisées)

À un degré acceptable, même si les témoignages se font rares dans ce sens, ce phénomène peut tout de même éveiller en soi une motivation et de l’engagement.

Il est vrai qu’il est important de se remettre en question pour nous permettre de prendre du recul, d’évoluer et de s’améliorer. 

C’est pourquoi nous allons énumérer à la suite, des pistes qui peuvent aider à sortir la tête de l’eau et ne pas se laisser prendre dans ce tourbillon de dévalorisation.

Quelques solutions pour atténuer le syndrome de l’imposteur

1. Connaître ses qualités et valeurs pour mieux s’accepter

Pour ressentir ce complexe, vous devez surement participer à de nouveaux projets, adopter de nouvelles valeurs personnelles.

À travers cela, vous pouvez mettre en avant ce qui vous a plu, ce qui vous a attirer vers ces nouvelles actions mais également les points négatifs.

Le but est de connaître et savoir définir les valeurs personnelles et professionnelles qui vous portent et que vous souhaitez mettre en lumière. Vous pourrez vous appuyer sur ces valeurs, ce qui vous aidera à mieux vous accepter et avoir plus confiance en vous face à des moments d’incertitude.

2. Reconnaître ses réussites et succès

Je parle ici de prendre conscience des projets réalisés et terminés (un diplôme obtenu par exemple).

Si cela peut vous aider, vous pouvez faire une liste écrite de vos réussites pour vous permettre de les visualiser.

Cette étape va vous permettre de revenir sur des projets en ayant du recul sur ce que vous avez vécu. Aussi, réaliser que vous êtes capable et qu’à certains moments vous avez osé prendre des risques.

3. Éviter de se comparer aux autres

Nous vivons dans une ère (très) connectée. Voir la vie des autres, en tout cas ce qu’ils nous montrent, y est très facile. En regardant ce que font les autres, vous vous donnez la preuve que certains sont capables d’entreprendre des choses pour lesquels vous ne vous pensez à la hauteur. 

Ceci peut vous pousser à vous sentir incapable de réaliser ce que vous souhaitez faire, ou de penser que vous aller faire moins bien.

Cela dit, certains parcours peuvent vous inspirer, devenir des modèles selon vos valeurs et projets.  

Dans votre cercle proche (ami·e·s, membres de votre famille, professeur·e·s, etc) par exemple. Ou encore, pour les femmes, particulièrement touchées par ce complexe, s’inspirer de parcours de femmes qui ont participé aux changements de nos sociétés. Vous pouvez trouver des exemples d’histoires à travers les chroniques “ Virago ” de la comédienne Aude GG, disponibles sur Youtube.

Également des livres pour enfants comme “Histoires du soir pour filles rebelles” sur 100 destins de femmes héroïques du monde entier.

Ces trois points sont une approche pour vous aider à gérer certaines situations, mais ce phénomène peut s’avérer être une source d’une détresse psychologique. Il peut être lié à des troubles de la personnalité, un burnout ou encore un sentiment de stress intense.

C’est pourquoi je vous invite à vous faire aider par un professionnel afin de travailler sur ces différents points.

Conclusion

Dans cet article, je vous ai présenté et défini ce qu’était le syndrome ou complexe de l’imposteur. 

Les trois pistes données afin d’atténuer ses effets, sont bien entendu des aides que vous pouvez mettre en place dans un premier temps. Cependant, cela ne se substitue pas un soutien psychologique accompagné par un professionnel.

Comme tout travail sur soi-même, le parcours est compliqué. Surtout dans ce cas où vous allez chercher à dissimuler ce que vous êtes par peur d’échec et de jugement en doutant de vos vraies capacités.

Si vous vous retrouvez dans la description de ce complexe, n’ayez pas peur de réfléchir à entamer un travail dessus et de vous faire aider si besoin

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Sources : 

  • Chassangre, K., & Callahan, S. (2017). « J’ai réussi, j’ai de la chance… je serai démasqué » : revue de littérature du syndrome de l’imposteur. Pratiques Psychologiques, 23(2), 97‑110. https://doi.org/10.1016/j.prps.2017.01.001

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